Par
Bloghik dans
Accueil le 16 Juin 2009 à 01:34
Ce soir je vais tres mal. Les mots me manquent, je peine a marcher. Ma seule envie et de voir du sang eclabousser mes murs.. mon sang, purgeant cette douleur qui me ronge tel un acide.
Je pensait maitriser ma peine, comme j'ai pu le faire nombre de fois auparavent. Il mesuffisait de ne pas y penser, d'encaisser le coup, et d'attendre que le distillat de cette douleur ressorte en larmes aux gouts acres et salé.
Mais cette fois, tout est différent. Je ne suis pas pleurs a cause des mauvaises actions d'une tierce personne. Non. Je m'en veux, terriblement, et j'ai la nette impression que la mort seule m'offrira delivrance et repos.
J'ai senti les effets alors que je regardais un film sur internet. Une adaptation de l'oeuvre de Charles Dodgson narrant les mésaventures d'une Alice au fond du terrier du lapin blanc. Son dessin animé préféré, qui me fit l'effet d'une drogue dure, je me sentai planer dans un monde simple et tranquille.
En totale paix avec mon corps et mon ame. Les grecs appellent ca l'Ataraxie. L'effet retour me fit chanceller, et je ne pu que pleurer comme un enfant en comprenant que cette ataraxie me serait eternellement éphémère.
Je lançai un dernier appel a la vie, coupant tout mes contacts, car il ne me servait plus a rien de continuer a simuler une vie qui ne me semblait etre qu'un vaste canular. Alice Lidell, tu la voulai ton histoire, et il te l'a raconté jusqu'a la fin. Il t'aimai tout comme moi j'aimai mon Alice, ma fleur d'oranger sauvage, ma clémentine si sucrée et douce a la fois.
Alors que tel Edgar Poe dans l'ombre de son Corbeau, je me préparai a rester cloué au sol et ne plus m'elever (JAMAIS PLUS !), une lueur fugace vint m'eblouir furtivement. Ecrire, l'ecriture m'avait sauvée tant de fois, quand la douleur voulait se faire pareille a milles épingles sortant de mon corps.
Mon alice, ma fleur d'oranger sauvage, ma clémentine si sucrée et douce, vois a travers les océans numériques l'appel au secours, l'appel a l'Ataraxie :
On a pas compris pourquoi le destin nous rapprochais
On a pas cherché pourtant a vouloir l'en empecher
Coeurs perdus dans la tempete, au croisement de nos lumières
Est ce l'histoire qui s'repete, ou le debut d'une nouvelle ère ?
Dommage
Pour ce dernier hommage
Qui ne trouvera pas écho
Dommage
Pour ces instants de partage
Qui font frissonner ma peau
Et meme si tout doit s'évanouir
Il me reste un espoir
Perdu au fond de mes souvenirs
Et il a ton visage
"Chancelle et tremble le coeur blessé, animal attendant la mise a mort
Depuis que nous nous sommes abandonnés, laissés a nos tristes sorts..."
1 commentaire
Suivre le flux RSS des articles
Suivre le flux RSS des commentaires